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OGM: l'Etat français à l'amende pour manque de courage politique !

Voici que l'on voudrait mettre sur le dos des OGM, le manque de courage de nos politiques. En entendant les news sur RTL ce matin, il a fallu que je prête l'oreille à deux fois pour comprendre que ça n'était pas de la faute des OGM, mais celle de l'Etat français qui avait plus de 4 années de retard dans la transposition de la directive européenne qui vise à encadrer le développement des OGM. Comme nous le disions dans un post plus haut, c'est une des raisons qui fait, par exemple, que l'on ne sait pas aujourd'hui où se trouve le droit et que les agriculteurs désemparés tentent de faire eux-mêmes la justice (voir le dernier épisode de José Bové et les faucheurs, prêt de Bordeaux). Alors pour une fois, évitons les amalgames: ne traitons pas comme un problème d'environnement, un problème politique. Que nos élus ne souhaitent pas parler d'OGM pour des raisons politiques soit ! Il y avait des élections en 2002, (rappelons qu'Octobre 2002 était la date butoir pour la transposition de la directive), il y a de nouveau des élections en 2007 et personne n'a eu le courage entre temps de prendre une position ferme sur le sujet ! Mais n'accusons pas les OGM d'une nouvelle faute qu'ils n'ont pas commise. le problème est que: tant que les hommes politiques gouverneront à vue de sondages, il ne seront pas en mesure d'avoir une vision claire sur les OGM. Certaines enquêtes montrent que "les français ne sont pas pour", mais comme nous l'avons démontré dans la Querelle des OGM, pour juger d'une technologie, il faut l'utiliser. Or comment les français pourraient-ils juger des OGM, alors que tout ce qu’ils peuvent en dire, ils le tiennent soit de la bouche des militants anti-OGM, soient des campagnes de publicité des industriels. Or, tout en étant soucieux de ne pas déplaire, les hommes politiques ne peuvent pas ignorer le fait que la technologie OGM progresse partout dans le monde et toute analyse sérieuse sur le sujet, montre la parfaite inconsistance des dangers dénoncés, ce qu’ils ne peuvent pas ignorer. De ce point de vue, la situation française a quelque chose d'exceptionnel. Même si nous ne sommes pas pour un moratoire tel qu'il a été établi en Suisse, par exemple, nous sommes bien obligé de reconnaître que la situation transalpine a l'avantage d'être claire, juridiquement parlant. Ce qui manque à nos hommes politiques, c'est donc une prise de position claire et tranchée sur le sujet. Et surtout une prise de position qui satisfasse le plus grand nombre: les consommateurs qui veulent être informés de ce qu’ils mangent, les agriculteurs qui veulent pouvoir recourir à la technologie de leur choix (bio ou OGM) tout en étant protégés, et enfin, les chercheurs qui veulent pouvoir expérimenter sans craindre pour leurs essais. A notre connaissance, seul un jeune parti politique s’est engagé dans ce sens: il s’agit d’Alternative Libérale.